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Le 12 août, on l'a bien compris : on lit du québécois, on s'inspire de cette sélection de la Bibliothèque nationale du Québec. Car un livre d'occasion, c'est un bonheur partagé, un bonheur qui nous appartient — comme le dit Marie Potvin dans Lui sans fin : « Plus un livre a du vécu, plus il m'intéresse. Je préfère un roman écorné, traîné partout, relu mille fois, à un autre toujours impeccable. Les pages un peu frisées dégagent une énergie captivante. Si, en plus, il y a des traces de chocolat fondu, c'est encore mieux. »
On pourrait aussi dire, mais ce n'est pas le même livre, comme l'écrit Virginia Woolf : les livres d'occasion sont des livres qui vivent en liberté, des livres errants ; ils s'assemblent en vols au plumage bigarré et ont un charme dont sont dépourvus les volumes domestiqués des bibliothèques.
Eh bien, lisons ! Parce qu'il n'y a pas de limite à la mesure des mots ! Enrichissons notre vocabulaire de cette couleur québécoise :
- Lui sans fin : Après qu’on lui a remis les premiers exemplaires de son livre en mains propres, Sophie redécouvre son histoire avec une joie immense. Mais à la lecture, quelque chose cloche. Les mots commencent à changer. Struan a des pensées qu’elle n’a jamais écrites. Il songe à fuir et à transformer son destin! Non seulement le texte se transforme sous ses yeux, mais son héros en vient même à percevoir sa présence. À sa grande surprise, elle réussit à communiquer directement avec lui, à tisser un lien de confiance qui la touche profondément. Mais Struan n’a pas été créé pour connaître l’amour, encore moins l’imaginer. Pour lui, c’est un concept inconnu. Et quand il réussit à s’échapper du livre, quel danger ce colosse représentera-t-il pour Sophie?
- Ma langue fleurie : Ma mère et moi partageons l’amour du papier et des crayons. Elle dit souvent qu’une simple fleur peut aider à raccommoder un chagrin ou un mot qui a dépassé sa pensée. Alors quand j’écris à l’encre et que je fais une faute, je la corrige en dessinant une fleur. Je répare mes accidents en jardin.
Un album inspirant sur les relations mère-fils, le droit à l’erreur et les frissons ressentis dans une allée colorée de papeterie!
- La langue par la bande : La langue par la bande propose 28 expressions ou locutions caractéristiques du français québécois transposées en bandes dessinées par 29 artistes différents. Chaque BD est accompagnée d’un court texte qui explique l’origine et les usages de l’expression mise en scène. Rédigées par l’équipe du Trésor de la langue française au Québec (TLFQ), ces explications tirent profit des connaissances consignées dans le Dictionnaire historique du français québécois (www.dhfq.org), ouvrage phare du TLFQ. La langue par la bande offre donc une rencontre unique entre la linguistique et le neuvième art, entre un groupe de recherche reconnu de l’Université Laval et un large éventail de bédéistes dont les œuvres, de styles et de tons variés, reflètent la vitalité remarquable du talent québécois en BD. C’est une invitation, lancée tant aux bédéphiles qu’aux curieux et curieuses de la langue, à découvrir le génie singulier du français parlé au Québec…
〰️シDe la couleur à ajouter dans son été, on en reparlera !!