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Les écrans “altèrent durablement leur santé et leurs capacités intellectuelles” peut-on lire dans cette tribune co-signée par les Sociétés Françaises de Pédiatrie, de Santé Publique, d’Ophtalmologie et de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent et la Société Francophone de Santé et Environnement.
Dans cette tribune, ces experts appellent “à une prise de conscience collective” de la part des jeunes parents, des enseignants et pédagogues, des soignants mais aussi des décideurs politiques et plus globalement de toutes les personnes qui s’intéressent à la santé des enfants.
On le sait d’ores et déjà, une exposition précoce et prolongée aux écrans n’est pas sans conséquences. Il y a quelques mois, la pédopsychiatre Stéphanie Dauver tirait déjà la sonnette d’alarme et demander à ce que chacun prenne au sérieux la “maladie des écrans”.
Aujourd’hui, les experts affirment qu’à la lumière des connaissances récentes, il ne faut pas exposer les enfants à des écrans avant 6 ans. Même les contenus dits éducatifs sont à proscrire. Effectivement, les écrans ne sont pas adaptés à un “petit cerveau en développement” et les enfants ont des différents des adultes. L’exposition régulière aux écrans avant l’entrée à l’école primaire entraînent des retards de langage, des troubles de l’attention et de la mémorisation ou encore de l’agitation motrice. Même brève, cette exposition aux écrans affecte le développement socio-relationnel, affectif, intellectuel et neurologique et de santé somatique de nos chères têtes blondes.
Outre le fait de ne pas répondre aux besoins des enfants, les écrans (qu’il soit question de télévision, de tablette ou de téléphone) “entravent et altèrent la construction du cerveau”. Les experts pointent du doigt des contenus trop riches, à une cadence infernale de défilement des images et une multitude de stimuli sensoriels lumineux et sonore qui débouchent sur une fausse illusion de “concentration”.
Mais il ne s’agit pas de diaboliser les outils numériques et leur usage, rappellent les experts. “Il faut un temps pour tout”. Des activités alternatives comme la lecture à voix haute, les jeux (libre, de société ou en plein air), les activités et les activités créatives et artistiques sont chaudement plébiscitées pour favoriser l’épanouissement et le développement des enfants.
〰️シCeux qui voudront se rassurer comme le dit, Michel Desmurget dans la fabrique du crétin digital, pourront toujours considérer que la télé, au fond, c’est un peu comme le nuage de Tchernobyl : les effets nocifs s’arrêtent miraculeusement à la frontière des 36 mois, on en reparlera !!