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Qu’elle a acheté un chat en poche, qu’elle s’est fiée bêtement aux étiquettes, croyant à tort que le vendeur, ce saint homme, ne pouvait pas mentir, ne pouvait pas substituer un aliment par un autre et encore moins oublier carrément d’en mettre un, en dépit des conséquences désastreuses de la consommation de ce produit pour la personne allergique qu’elle est : funeste erreur !
Funeste erreur, nous dit la DGCCRF, car de toutes évidences, l'honnêteté n'est pas la qualité qui se partage le plus chez nos vendeurs à hiéroglyphes de sang et à étiquettes, mais bien l'appât du gain !
Ainsi, les contrôles ont révélé des taux d’anomalies élevés à tous les stades de la commercialisation. Le stade de la transformation présente 51 % d’anomalies suivi de près par la vente au détail (44 %) et le gros (23 %).
Les anomalies les plus fréquentes concernent une composition réelle des produits différente de celle annoncée sur l’étiquetage, avec des conséquences sur la transparence des informations délivrées aux consommateurs. Voici les irrégularités les plus fréquentes :
- Substitution d’ingrédients (Un opérateur a écopé d’une sanction après la détection de poulet dans des samoussas au bœuf, alors que cet ingrédient était absent de l’étiquette) ;
- Incohérences entre la liste des ingrédients et la recette réelle (Un opérateur a été sanctionné pour avoir déclaré des teneurs en bœuf pour ses raviolis, de 18 % et 26 % alors que les quantités réelles étaient bien moindres) ;
- Omission d’ingrédients ou d’additifs (un opérateur a été sanctionné pour avoir vanté des spécialités asiatiques « sans additif » et « faites maison », alors que les produits contrôlés contenaient des additifs et des légumes prédécoupés) ;
- Déclarations nutritionnelles erronées (Un opérateur a été sanctionné pour avoir minimisé les teneurs en sel et en glucides d’un plat à base de crevettes).
Au-delà de ces cas, ces manquements révèlent des lacunes récurrentes dans le respect des obligations d’étiquetage. Même si la déclaration nutritionnelle est obligatoire selon la réglementation européenne (règlement INCO), certains produits l’omettent purement et simplement, tandis que d’autres se contentent de mentionner des ingrédients composés (mélanges, assaisonnements) sans en détailler la composition, rendant impossible pour le consommateur d’identifier les allergènes ou additifs présents.
〰️シUn manquement grave il faut le dire, qui remet clairement d’actualité cette expression à tort jugée désuette quand dans ces temps qui ne sont pas modernes mais éternels, rôdent les menaces éternelles, on en reparlera !!