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Changer de rythme, ne plus céder à l’urgence permanente. Voici le crédo du slow tourisme qui appelle tout simplement à prendre son temps. Sans chrono ni exigence de performance, le vélo devient un formidable instrument de lenteur et de contemplation. Il est l’incarnation de la douceur d’avancer. Mais il est aussi la garantie de rester acteur de son voyage. A vélo, on savoure la satisfaction d’être le propre moteur de sa progression , là où en voiture, on ne sera bien souvent que simple figurant.
Le vélo est généralement envisagé comme une déconnexion, un pas de côté, une rupture avec la routine du quotidien. Mais il opère également comme une reconnexion. Au monde extérieur tout d’abord. Sans pare-brise, ni habitacle, on est en prise direct avec l’environnement. Rien de plus concret, de plus ancré dans le réel ! Mais c’est aussi une opportunité de reconnexion à soi-même. Un temps de qualité sans dérangement intempestif pour faire le point et revenir apaisé.
Le vélo réenchante le monde. À hauteur de guidon, on jette un regard nouveau sur les lieux qui nous entourent, on peut recréer sur le pas de sa porte les conditions d’un périple lointain. De même, pas besoin de partir longtemps. Deux jours suffisent, ou même quelques heures, à raviver l’esprit de l’aventure ou plutôt de la micro-aventure.
〰️シDe bonnes raisons pour profiter de ses jours fériés pour tous se remettre en selle, profitons-en !!