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La digitalisation accrue a fait exploser la consommation de services culturels audio et vidéo autrefois jugulée par les supports physiques : à titre d’exemple, le streaming vidéo captera bientôt 80 % du trafic web mondial. Aussi, du fait de ces possibilités plus variées, le temps d’écoute de musique et le visionnage de vidéos peut donc augmenter, ce qui contribue à augmenter la consommation de données transmises. De plus, écouter de la musique et regarder un film sur son smartphone via des données mobiles comme la 4G (usage très répandu), engendre des intensités énergétiques plus importantes qu’avec une connexion en réseau fixe via le wifi par exemple.
Par exemple, si écouter de la musique avec un CD a un impact environnemental plus important (sur l’ensemble de son cycle de vie) en comparaison avec les formats digitaux, celui-ci va s’amoindrir à mesure des écoutes. Il s’agit en effet d’un support qui va avoir une durée de vie importante : on peut l’écouter de nouveau pendant des dizaines d’années, le prêter ou le vendre lorsqu’on s’en lasse. C’est également le cas pour un DVD, qui est toutefois globalement moins réutilisé que le CD. De manière générale si acheter un CD ou un DVD pour un seul visionnage n’est pas pertinent d’un point de vue environnemental, répèter en boucle les mêmes playlistes sur son site de streaming préféré non plus.
À travers cette étude, l’ADEME révèle que la digitalisation des services culturels complexifie et multiplie les équipements nécessaires à ces nouveaux services. Ces équipements, qui nécessitent une large variété de matières premières et de métaux, génèrent des impacts non négligeables sur tous les indicateurs.
À titre d’exemple, pour l’ensemble des scénarios d’écoute de la musique en streaming, les équipements contribuent pour plus de 90% pour la majorité des impacts environnementaux, le reste étant lié à la transmission, au traitement et au stockage des données.
Sauf à acheter vos titres ce qui n’est d’ailleurs pas proposé par toutes les plateformes, loin de là, la musique en streaming est disponible que tant que vous payez. Si vous résiliez votre abonnement à une plateforme de streaming audio, vous n’aurez plus accès à votre musique, ou bien en acceptant de nombreuses coupures pubs. Alors que vous pouvez écouter votre disque vinyle tant que vous voulez sans payer plus que le prix d’achat, et surtout vous pourrez le transmette.
Un disque vinyle, c’est d’abord un bel objet qu’on prend plaisir à acquérir, à manipuler et à collectionner. Certaines pochettes sont de vrais chefs-d’œuvre esthétiques, d’autres ont une grande valeur sentimentale parce qu’elles vous rappellent une époque, une personne ou un voyage par exemple. Sans compter qu’une vynilthèque se construit sur plusieurs années voire sur plusieurs décennies et prend de la valeur au fur et à mesure du temps qui passe, du fait même du caractère fragile et non duplicable du support.
L’utilisation du vinyle est un rituel très apprécié des amateurs. Là où il suffit de lancer une application sur un smartphone pour accéder à sa musique en streaming, un vinyle nécessite une manipulation soignée et ritualisée, une intervention humaine. On peut se demander si cette « réappropriation » de la musique ne joue pas pour beaucoup dans le succès du vinyle. Sortir le disque de sa pochette, le poser sur la platine, lancer le mouvement et passer la brosse nettoyante, soulever le bras et poser délicatement le stylet dans le sillon au bon endroit, tout cela participe au plaisir d’écoute. En fait, ce sont les contraintes mêmes du vinyle qui font son charme.
〰️シUne libre musique sans abonnement et sans connexion à défendre, on en reparlera !!