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Que l'on se rassure, nous dit Actualitté, la lecture en France progresse, portée par le poids persistant du papier et du rôle décisif des bibliothèques.
Huit Français sur dix âgés de 6 ans et plus ont lu ou écouté au moins un livre en 2025, soit près de 47 millions de personnes. Le baromètre 2026 de la Sofia, du SNE et de la SGDL, réalisé par Médiamétrie, confirme un redressement de la pratique, avec 44,4 millions de lecteurs d’imprimé, 14,4 millions de lecteurs numériques et 10,1 millions d’auditeurs de livres audio numériques sur douze mois.
Ils sont près de 30 millions, soit 1 Français sur 2, à s'être rendus en bibliothèque en 2025 (pour 84% d'entre eux en bibliothèque publique et 19% en bibliothèque universitaire) et 25 millions à y avoir emprunté au moins l livre dans l'année (l lecteur sur 5 en emprunte plus de 20 par an).
Parmi les raisons de cette fréquentation, la gratuité, la facilité d'accès, le choix et le conseil sont mis en avant.
Ces chiffres sont plus importants encore chez les 6/14 ans, avec 70% d'entre eux qui fréquentent les bibliothèques et 68% qui y empruntent des livres.
Dans ce baromètre, j'ai bien aimé ce moment où, à la page 19, je cite :
- 37 % des Français achètent des livres neufs en librairie généraliste.
- 30 % en grandes surfaces spécialisées comme la Fnac.
- 23 % sur Amazon.
C'est encore 23 % de trop, mais nettement pas majoritaire, surtout quand la moitié des Français se rendent en bibliothèque.
Ce n'est pas tout, j'ai encore plus aimé ce moment où 71 % des Français ont acheté au moins un livre imprimé contre 20 % un livre numérique, et où le format poche est largement plébiscité pour sa praticité et son prix. Je viens de lire dans le train Le Charretier de la Providence de Simenon au format poche justement. Un régal ce livre à lire pendant un trajet ; je n'aurais pas eu le même plaisir sur smartphone et encore moins en livre audio.
Finalement, j'ai trouvé ce baromètre plutôt réconfortant, surtout après l'annonce du temps de lecture « au niveau de la mer » des jeunes.
Reste une seule ombre au tableau avec l'effritement continu des grands lecteurs (+ de 20 livres par an) malgré l'offre gratuite.
Parce que pour moi, c'est l'offre gratuite, qu'elle soit un échange entre amis ou via la bibliothèque, qui maintient mon niveau de lecture à 30 livres par an. Ce n'est pas le manque de temps, mais faut dire aussi que je ne possède plus de télévision. Voilà où le bât blesse sans doute.
〰️シUn baromètre qui clôture en grande pompe le Festival du livre de Paris sans Amazon mais avec nos libraires, nos livres et nos bibliothèques, on en reparlera !!