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Pour leurs loisirs, les jeunes passent toujours 10 fois plus de temps sur les écrans qu’à lire des livres. Les jeunes consacrent 18 minutes par jour à la lecture loisir (-1 min. vs 2024, -8 min. vs 2016), avec une diminution du temps de lecture sur des catégories inhabituelles (les 7-12 ans) et une baisse de la lecture régulière chez tous, quand ils passent quotidiennement 3h01 sur les écrans (hors lecture de livres numériques ou écoute de livres audio) et jusqu’à plus de 5h à 16-19 ans. Sur écran, ils lisent peu (16% lisent des livres) et regardent majoritairement des vidéos courtes (56%). Ils passent aussi du temps sur les réseaux sociaux (56% des 7-9 ans ; 72% des 10-12 ans ; 99% des 16-19 ans) et, pour certains, y consacrent au moins 1h par jour (notamment sur TikTok, Instagram et Snapchat).
La télé est castratrice de langage, elle est le premier frein aux interactions verbales parents-enfants. Les écrans “altèrent durablement leur santé et leurs capacités intellectuelles” peut-on lire dans cette tribune co-signée par les Sociétés Françaises de Pédiatrie, de Santé Publique, d’Ophtalmologie, de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent et la Société Francophone de Santé et Environnement.
Dans cette tribune les experts appellent “à une prise de conscience collective” de la part des jeunes parents, des enseignants, pédagogues, des soignants mais aussi des décideurs politiques et plus globalement de toutes les personnes qui s’intéressent à la santé des enfants et pourquoi pas ici aussi !
C'est pas de télé avant 6 ans et même 7 ans, quand on considère que le CP est une année charnière, ouvrir un livre et lire à voix haute des histoires à ses enfants par contre c'est une pratique que l'on se doit de transmettre tout de suite.
La lecture à voix haute aide à soutenir l’attention et à lutter contre l’hyperactivité, c'est ce que l'on découvre dans Faites les lire, le livre de Michel Desmurget où il met en évidence l’influence positive de la lecture partagée sur la capacité à réguler le trop d’émotions de nos enfants.
Ainsi, les enfants à qui on a fréquemment lu des histoires entrent à l’école avec un vocabulaire plus important et de meilleures capacités de compréhension, c'est le genre de bagage culturel qu'il serait important de cultiver et d’ajouter chaque jour dans ses activités.
Cet effet significatif pourrait s’expliquer, au moins en partie, par le fait que les livres pour enfants contiennent trois fois plus de mots peu fréquents que les contenus télévisés ou que les conversations entre adulte.
〰️シUne tendance que l'on peut tous inverser, profitons-en !!