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Pour la première fois en 11 ans, les ventes de supports physiques connaissent une croissance franche de +1,3 %, portées par le succès du vinyle qui génère un chiffre d’affaires de 98 M€ contre 91 M€ pour le CD – une première depuis les années 80. Pour autant, le CD reste plus populaire avec 10 Ms d’unités vendues, soit deux tiers de plus que le vinyle.
Avec 21% de part de marché, CD et vinyles font preuve dans l’hexagone d’une résilience remarquable.
Depuis plus de 10 ans, le retour en grâce du vinyle ne cesse de s’affirmer. Cette année, et pour la première fois depuis son premier âge d’or, le microsillon dépasse le CD en valeur. Manquant de peu la barre des 100 M€, son chiffre d’affaires progresse de 5,4% en un an et a plus que doublé en 5 ans.
Mais le CD reste très populaire et surclasse toujours largement le vinyle en acte d’achats : près de 10 M d’unités vendus pour le premier contre 6 M pour le second.
Ces bonnes performances permettent au marché physique de progresser de 1,3% en 2024. Une hausse symbolique à tous égards, à la fois modeste et remarquable : il s’agit du meilleur résultat enregistré sur ce segment depuis 2002.
Cet engagement est particulièrement marqué chez la jeune génération. Il est donc logique de constater, cette année encore, que les moins de 35 ans forment, de loin, le premier contingent d’acheteurs de supports physiques. Consommateurs assidus de musique, ils sont d’ailleurs en tête de tous les usages, physiques comme numériques.
Des ventes physiques encore dynamiques restent l’une des forces du marché français. Un réseau de distribution toujours puissant et atypique subsiste en France, comparé à celui de la plupart de nos voisins : Les grandes surfaces spécialisées notamment, avec des enseignes comme FNAC, espaces culturels Leclerc et Cultura, format qui n’existe pas à l’identique dans les autres pays, ainsi qu’un important réseau de disquaires indépendants renforcé ces dernières années avec l’engouement pour le vinyle.
Avec 17,7 M d’utilisateurs, l’abonnement touche seulement plus du quart de la population française. Cette proportion est proche de celle des autres pays de l’arc méditerranéen mais très éloignée des autres grands marchés de la musique. Au Royaume-Uni, en Allemagne ou aux Etats-Unis, le taux de pénétration demeure en effet très largement supérieur.
Le rythme auquel grandit le nombre d’utilisateurs reste trop faible : en hausse de 7,3% sur un an, cette évolution est, en France, 3,3 points en-deçà de la moyenne mondiale.
〰️シDes ventes physiques dynamiques portées par un réseau de distribution qui a su rester puissant, voilà ce qui nous offre la meilleure des alternatives aux abonnements, on en reparlera !!