/image%2F1283963%2F20260224%2Fob_c359b0_addtext-05-15-11-42-18.png)
Lire, c’est comprendre mentalement un texte lu, c’est-à-dire lui trouver du sens et être capable de le répéter avec ses propres mots. C’est pouvoir paraphraser un texte, faire preuve d’esprit critique pour en dégager le dit et le non-dit dans le but de découvrir l’intention de l’auteur et sa vision du monde. Plus on aura automatisé la première phase de déchiffrage/décodage, plus notre cerveau aura de la place pour exécuter cette seconde phase.
Pour pouvoir accéder à cette deuxième étape de l’apprentissage, il faudra donc non seulement maîtriser le code (l’association des lettres entre elles, des syllabes entre elles), mais aussi avoir des références intellectuelles « solides », à savoir du vocabulaire et c’est ce que l'enfant va travailler en tenant un journal de lecture.
Le manque de vocabulaire est le premier frein à l’apprentissage de la lecture, pas le manque de livres.
Lire est une activité qui ne devient courante que si l’enfant possède un bagage de mots suffisant pour lire sans effort.
Tenir un journal de lecture, c'est l’occasion un peu chaque jour d’utiliser un dictionnaire, de rechercher la définition des mots, de noter sa définition en fonction de son sens dans le texte et l’occasion de se créer un répertoire.
Lire c'est être capable de reformuler un texte avec ses propres mots.
Difficile quand l'écriture est à la peine, on prend appuie sur le dessin, on donne une couleur à ses émotions, on prend conscience de la chronologie de l’histoire.
Reformuler, c'est réaliser une carte mentale, c'est apprendre à additionner sans machine à calculer, c'est raconter l’histoire sans la regarder.