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L'inclusion numérique dans le quotidien des Français nous enseigne ce baromètre ne repose que sur des solidarités familiales quand revenus et compétences ressenties, il y a.
Pour dire que toutes démarches en ligne sont vécues comme un parcours du combatant pour tout ceux qui se sentent trop éloignés de l’outil ou qui n’en n’ont pas les moyens.
Ainsi, l’ampleur de la proportion de Français qui aident une personne de leur entourage à utiliser les outils numériques ( 57 %) contribue à illustrer le besoin d’accompagnement de la population vers l'appropriation de ces technologies. À titre d’illustration, on constate toujours qu’un peu plus d’un Français sur trois estime que le numérique ne facilite pas sa vie quotidienne. Les difficultés numériques se cumulent toujours à des difficultés administratives quand l’accès à l’humain est de plus en plus loin.
Les chatbots n’offrent pour l’heure pas une solution de recours satisfaisante au plus grand nombre. L'envie d'un usage du numérique choisi plutôt que subi est fortement exprimée. Les attentes en matière d'accompagnement témoignent non pas d'une volonté de déconnexion mais d’avoir une alternative humaine, de mieux comprendre les nouvelles technologies, notamment l'IA, et d'une meilleure sécurité.
Autre enseignement de ce baromètre et pas des moindres, si les Français reconnaissent la facilité d’usage des grandes plateformes, ils n’en sont pas moins dupent des conséquences désastreuses qu’elles entrainent, notamment sur la qualité des produits et des services.
- 54 % des internautes considèrent que les plateformes invisibilisent les artisans, hôteliers, artistes, etc. qui ne passent pas par elles (contre 25 % qui ne sont pas d’accord avec cette idée).
- 65 % des 25-39 ans et 61 % les diplômés du supérieur sont les plus critiques à cet égard.
- 49 % des internautes souscrivent à l’idée d’une dégradation de leurs services dès lors qu’elles sont en situation de monopole, 60 % chez les 25-39 ans et 58 % des diplômés du supérieur qui sont les plus virulents.
Ainsi, on peut lire dans ce baromète que l’intensité des usages des réseaux sociaux est non seulement toujours corrélée à l’exposition des contenus à risques et inappropriés chez les plus jeunes on s’en doute, mais que la surexposition des contenus injurieux, haineux, discriminatoires, pornographiques, ne freinent pas leur usage au contraire, elle les banalise :
- Les 18-24 ans constituent la tranche d’âge la plus exposée sur tous les types de contenus inappropriés recensés, leur exposition étant supérieure d’au moins 20 points à l’ensemble de la population. À titre d’exemple, 73 % d’entre eux déclarent avoir été confrontés « souvent » ou « de temps en temps » à des fausses informations et 69 % à des contenus injurieux – rappelons que les jeunes sont également les plus en prise avec des injures dans l’espace public hors ligne. Les 25–39 ans se montrent également très touchés par ces deux types de contenus (64 % pour les fausses informations et 57 % pour les propos injurieux).
- Que plus un adolescent (11-17 ans) est exposé régulièrement à des contenus choquants, pornographiques, cyberharcèlement, sollicitations d’adultes mal intentionnés, arnaques, défis dangereux et plus il adopte cette pratique, plutôt que de s’en protéger.
Dans le détail, nous dit l’Arcom, plus un adolosecent est exposé aux écrans, plus il crée un attachement fort avec les plateformes et banalisent les mauvaises pratiques plutôt que de s’en protéger.
Cela n’est pas rien, Février OFF, on se rappellera que l'empathie s'acquière dans le soin des parents apporté aux enfants et dans les relations sociales. Elle se perd lorsque la barbarie et la cruauté sont donnés en exemple et où l’enfant nous dit clairement Sandrine Duflo n'est plus éduqué par ses parents ni même par ses enseignants.
Plus d’un acheteur sur deux (53 % ) effectue des achats en ligne au moins une fois par mois, une fréquence en hausse, particulièrement parmi les 18–24 ans (60 % soit + 7 points en un an).
Les abonnements à la vidéo à la demande se multiplient : la part des utilisateurs disposant de plusieurs services simultanément est en hausse (de 27 % en 2024 à 32 % en 2025), révélant une logique de cumul plutôt que de substitution au sein des abonnements VOD.
Cette intensité d’achat reflète l’intégration du numérique dans la consommation courante, mais aussi certaines dérives possibles. Un étude récente du Journal of Business Research (2024) souligne le rôle des mécanismes de peur de manquer (FOMO) et de passion obsessionnelle pour les marques, notamment chez les plus jeunes, dans l’alimentation de comportements d’achats compulsifs.
Face au poids du numérique dans les émissions de gaz à effet de serre en France, la manière dont les individus acquièrent, conservent ou remplacent leurs équipements constitue un levier essentiel de sobriété. Pourtant, les comportements observés témoignent d’une prise en compte encore limitée des enjeux écologiques. Si l’achat de smartphones d’occasion reste stable, le nombre d’équipements détenus par foyer repart à la hausse. Par ailleurs, le consentement à payer davantage pour un numérique plus responsable demeure faible, et les motivations écologiques pèsent moins que les considérations économiques dans les pratiques de réparation.
Dans ce contexte économique et social contraint, les Français continuent à satisfaire leur besoin d’équipement sans pour autant témoigner d’une appétence à payer pour un numérique plus responsable. Près de deux internautes sur trois refusent de dépenser davantage pour bénéficier de services numériques plus vertueux, qu’il s’agisse de services locaux, sans publicité ou à empreinte écologique réduite.
〰️シUn numérique en tous lieux et en toutes heures qui ne demande aux utilisateurs qu’un seul acte de courage, mais il est surhumain, c’est de l’éteindre, on en reparlera !!