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C’est une routine que beaucoup de personnes connaissent : on se couche, on prend son téléphone, on consulte les réseaux sociaux une dernière fois pour voir si le monde a besoin de nous un mercredi soir à 23h, on répond aux quelques messages de ses amis, on partage une vidéo de chat à son meilleur ami… Bref, on “traîne” sur son téléphone comme une âme en peine avant de le poser sur la table de nuit.
Le phénomène est particulièrement répandu chez les jeunes, avec 80% des 15-24 ans passant en moyenne plus d’une heure sur un écran avant de se coucher.
Dormir avec son téléphone portable actif peut également affecter notre sommeil à travers ce que les spécialistes appellent “l’effet sentinelle”. Notre cerveau reste en alerte, à l’affût de messages potentiels, même lorsque nous essayons de dormir. Cela perturbe notre horloge interne et peut entraîner une somnolence durant la journée, un problème qui affecterait près d’un tiers des Français et qui n'est pas neutre pour notre sécurité sur la route quand 39 % des conducteurs français déclarent prendre le volant alors qu’ils se sentent très fatigués, 42 % ont déjà eu l’impression de s’assoupir au volant.
La société numérique rassemble un peuple de drogués hypnotisés par l’écran, nous Bruno Patino. À trop faire le parallèle avec les habitudes qu’avaient créées chez nous les journaux, la radio, la télévision, nous n’avons pas pris garde au glissement de l’habitude vers l’addiction.
L’économie de l’attention détruit, peu à peu, tous nos repères. Notre rapport aux médias, à l’espace public, au savoir, à la vérité, à l’information, rien ne lui échappe.
Le dérèglement de l’information, les « fausses nouvelles », l’hystérisation de la conversation publique et la suspicion généralisée ne sont pas le produit d’un déterminisme technologique. Pas plus qu’ils ne résultent d’une perte de repères culturels des communautés humaines. L’effondrement de l’information est la conséquence première du régime économique choisi par les géants de l’Internet.
Le marché de l’attention forge la société de toutes les fatigues, informationnelles, démocratiques. Il fait s’éteindre les lumières philosophiques au profit des signaux numériques.
Pour atteindre un équilibre entre FOMO et JOMO, il est essentiel d’encourager une culture numérique plus saine. Cela implique de promouvoir la littératie numérique, c’est-à-dire la capacité à utiliser les technologies de manière critique et réfléchie. Les individus devraient être encouragés à évaluer leur utilisation des médias sociaux et à reconnaître les signes du FOMO. Parallèlement, il est important de valoriser le JOMO, en célébrant la déconnexion et en reconnaissant les bénéfices de moments passés loin des écrans. Une telle culture numérique plus saine contribuerait à réduire la pression sociale liée à l’hyperconnectivité et à favoriser un bien-être individuel et collectif.
Avec un son de qualité et des programmes qui nous suivent partout, la radio DAB est surtout une radio toujours aussi gratuite, accessible et anonyme contrairement à l’IP (streaming, 3G, 4G, 5G…).
Pour être rentables, les entreprises n’encouragent pas des usages raisonnables : les plateformes de streaming veulent que les utilisateurs restent le plus longtemps possible en poussant au binge-watching ou à regarder des vidéos recommandées, les publicités sont partout alors que ce sont des minutes de vidéo que les utilisateurs n’aiment pas voir et qui ne sont surtout pas neutre pour notre confidentialité.
〰️シUn radio-réveil à privilégier avec du sommeil à récupérer, profitons-en !!