/image%2F1283963%2F20260118%2Fob_c89c3a_img-2026-01-18-1438598680.jpg)
Le neuro-marketing est une entreprise diabolique. Elle va chercher les failles de notre cerveau pour asservir, à notre insu, nos comportements, nos pulsions, nos décisions, etc. Elle sait très bien que plus l’enfant goûtera tôt à la TV, plus il sera accro, et c’est pourquoi la nouvelle cible est le bébé ! Cela mériterait des poursuites pénales, car l’effet négatif de la TV sur les facultés d’apprentissage (et dès lors sur la réussite scolaire) est énorme. Ce qui est vrai pour l’enfant et l’adolescent reste valable, même si c’est dans une moindre mesure, pour l’adulte.
Les parents tolèrent la TV ou recourent à elle car elle transforme un enfant curieux et turbulent en un être soumis et docile. Hélas, en même temps elle empêche l’activité intellectuelle. Vivre sans TV c’est augmenter considérablement son temps de vie et c’est permettre l’ennui, si précieux pour activer certaines aires du cerveau. La science a montré en effet que ces dernières sont impliquées dans le raisonnement et cela grâce au vagabondage de l’esprit qui caractérise l’#ennui.
Il ne subsiste aucun doute que la télévision et les autres médias électroniques influencent négativement le bien-être mental et physique des enfants. Notons qu’au rang des derniers préjudices identifiés se trouve l’autisme. La télévision pourrait représenter l’un des facteurs de déclenchement de cette pathologie chez les enfants prédisposés.
Lorsque la télévision est apparue, les parents ne manquèrent pas de reconnaître l’incroyable opportunité que celle-ci leur offrait : une pression sur l’interrupteur pouvait changer leur enfant, d’une créature énergique, bruyante, importune, avide d’activité et d’expérience et demandant une supervision et une attention constante en une présence docile, silencieuse et peu exigeante. Pourtant ce que nous omettons de considérer lorsque nous tournons cet interrupteur, c'est ce qu'ils ne font plus !
La TV est une voleuse de temps, elle crée l’isolement social, la paresse intellectuelle et entraîne une déstructuration psychique. Les parents devraient remettre en cause son utilisation par leurs enfants plutôt que de recourir à des cours de soutien scolaire. L’autodiscipline est fondamentale pour mener à bien un parcours scolaire. Elle se développe grâce au respect du temps des devoirs et du temps consacré à la lecture (qui demande un effort mais s’avère irremplaçable pour acquérir un langage étendu).
Mettre un bébé face à la TV constitue un vrai scandale. Bien sûr, il perçoit les couleurs et les sons, mais ce temps est stérile pour l’ontogénèse de ses capacités affectives, émotives et cognitives. Celles-ci se développent grâce à une relation stimulante avec un adulte.
La TV entrave la liberté créatrice en imposant ses modèles à l’enfant. Elle exerce une action castratrice sur l’imaginaire.
Des travaux récents ont établi que l’usage cathodique accélérait le déclin cognitif des seniors. Il a aussi été montré, après prise en compte d’une large liste de covariables potentielles, que la probabilité de contracter la maladie d’Alzheimer augmentait d’un solide 30%, pour chaque heure de télévision consommée entre 40 et 60 ans . Pour comprendre ce dernier résultat, il faut noter que la maladie d’Alzheimer a d’autant moins de chances de se déclarer que nos fonctions cognitives sont activement sollicitées. Cette sollicitation est remise en cause par l’exposition cathodique. Le message est alors assez simple : si vous voulez préserver votre vieillesse, évitez de vous avachir devant le poste comme des bovins amorphes.
- Premièrement, la télé exerce une action fortement nocive sur le développement (et le vieillissement) cognitif, le sommeil, la réussite scolaire, la santé, l’agressivité, la sociabilité intra et extra-familiale. Bien qu’il existe de (rares) bons programmes, il n’y a pas de « bon usage » du petit écran. En effet, lorsque celui-ci est accessible, les gens l’allument de manière syncrétique et ne parviennent pas (sauf cas très exceptionnels) à cibler précisément leur consommation. Cela est particulièrement vrai des enfants et adolescents qui très tôt se retrouvent exposés à des émissions totalement inadaptées. La meilleure solution me semble donc être, sans aucun doute possible, le zéro télé.
- Deuxièmement, si une télé doit être présente dans la maison, elle ne devrait jamais se trouver dans la chambre à coucher, surtout chez un enfant ou un adolescent.
- Troisièmement, pendant les cinq ou six premières années de vie, toute exposition audiovisuelle devrait être strictement proscrite par les parents tant la télévision trouble le sommeil, promeut l’obésité à long terme et interfère avec le développement intellectuel, affectif, physique et social de l’enfant. Les déficits acquis dans ces derniers domaines aux premiers âges de l’existence se révèlent bien souvent irréversibles.
- Quatrièmement, chez les écoliers du primaire et les collégiens, le temps de télévision devrait, dans tous les cas, être maintenu en dessous de 3-4 heures par semaine (ce chiffre inclut bien sûr l’usage de vidéos). Les programmes visionnés devraient alors être dépourvus de contenus sanitaires à risques (alcool, tabac, violence, sexualité, alimentation). Les parents auraient intérêt à se montrer particulièrement intransigeants vis-à-vis des expositions publicitaires, que celles-ci soient de nature explicite (coupures) ou implicite (placement de produits). Enfants et adolescents ne devraient jamais manger devant la télévision, regarder cette dernière le soir avant de dormir ou le matin avant de partir à l’école.
- Cinquièmement, les adultes font ce qu’ils veulent, mais que ces adultes n’oublient pas cependant que la télé est un facteur d’isolement social et qu’elle expose le spectateur à des risques morbides majeurs par sa propension à favoriser la sédentarité, le déclin cognitif inhérent au processus de vieillissement, l’apparition de pathologies cérébrales dégénératives (Alzheimer) et les conduites à risques (tabac, alcool, violence, sexualité.
Si je devais résumer ce livre incroyable de recherche méthodique et de preuves accablantes sur les effets délétères sur le cerveau qui nous concerne tous, c’est avec cette citation de Céline qui nous accueille dès la première page avec ces mots :"La télé est dangereuse pour les hommes. L’alcoolisme, le bavardage et la politique en font déjà des abrutis. Était-il nécessaire d’ajouter encore quelque chose ? Le mal est fait… Personne ne pourra empêcher maintenant la marche en avant de cette infernale machine. Adieu travail ! Demain, on pensera sans effort, puis on ne pensera plus et on crèvera enfin de la plus triste vie. "
Mais pourrait lui répondre Jacques Ellul, il n’y a pas de fatalité que nous ne puissions vaincre, il faut alors des raisons profondes pour se mettre à lutter, il faut avoir des convictions fortes et dans ce livre, Michel Desmurget nous en offre à revendre !
〰️シUne télé en tous lieux et à toute heure qui n’exige du spectateur qu’un acte de courage – mais il est surhumain –, c’est de l’éteindre, on en reparlera !!