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Internet se nourrit des données personnelles, souvent fournies par les utilisateurs et utilisatrices.
Quand on offre ses données de localisation à tout va, on s’expose à un changement de relation aux autres. On peut avoir des comptes à rendre et souffrir d’un contrôle réel, ou potentiel, permanent, a priori ou a posteriori. Si vous saviez être géolocalisé en permanence, est-ce que cela changerait vos actions et vos rapports aux autres ?
Nous sommes libres d’aller et venir et disposons d’un droit à l’intimité !
De plus en plus de familles utilisent la géolocalisation au sein de leur foyer.
Pour pister un animal domestique, connaître la position d’un enfant ou d’un sénior. En équipant leurs enfantsde téléphone, de montre ou même pour permettre leur géolocalisation en cas de problème, la famille cherche à se rassurer et à se faciliter le quotidien.
Une impression souvent illusoire, engendrant parfois plus d’angoisse : si l’enfant décide de raccompagner un copain sans avoir prévenu, il s’écarte de son chemin habituel, et là, c’est la panique !
Par ailleurs, c’est la liberté et la relation de confiance qui sont remises en question. Les enfants ont eux aussi droit à la protection de leur vie privée et les surveiller en permanence n’est peut-être pas le meilleur moyen de les conduire sur le chemin de l’autonomie
Notre réalité hyper connectée, la nécessité d’être informé rapidement et l’impression de devoir être joignable tout le temps, constituent sans aucun doute les raisons principales qui incitent à utiliser son téléphone en conduisant. L’étude de la sécurité routière révèle en effet que de nombreux conducteurs déclarent utiliser leur téléphone au volant par peur de ne pas se montrer immédiatement disponibles pour leurs proches (26% soit 1 sur 4) ou pour leur milieu professionnel (17% soit près d’un sur 5), 4 conducteurs sur 10 (41%) disent consulter leur téléphone au volant simplement par réflexe et enfin, 1 conducteur sur 3 (30%) par crainte de manquer une info importante.
L’angoisse de ne pas être joignable pour l’entourage constitue donc un facteur majeur. Si bien qu’un tiers des conducteurs avouant téléphoner au volant déclarent ressentir, de manière générale, une pression à répondre alors qu’ils conduisent. Pour 2 conducteurs sur 3 (66%), cette pression vient de leurs proches (conjoint/famille/amis), et pour 1 conducteur sur 2 (50%), elle vient du milieu professionnel. Ces chiffres illustrent le rôle déterminant qu’a l’appelant vis-à-vis d’un conducteur, et sa réelle contribution à la sécurité de son proche ou employé. Voilà de quoi réfléchir à nos habitudes d’appel avec nos proches, et à faire évoluer les règles et pratiques quant à l’utilisation du téléphone en voiture au sein des entreprises.
Environ 30 % des applications utilisent la géolocalisation, parfois plusieurs fois par minute. Les informations ainsi collectées (lieux visités, horaires...) permettent de déduire des informations sur les habitudes et modes de vie. Si l’on ajoute à cela : le GPS de voiture ou de vélo, la carte de transports ou de péage, le smartphone, et les objets connectés (lunettes, réfrigérateur, vélo, porte-clé, laisse...), s’il est possible de cumuler toutes ces informations alors on peut en déduire où vous habitez, travaillez, faites du sport… à quelle heure vous partez de chez vous, et pour quoi faire.
S’interroger sur sa géolocalisation, c’est une bonne habitude à prendre, dès le plus jeune âge !
C’est une chance de pouvoir en bénéficier pour s’orienter, trouver son chemin. Mais quand on en a plus besoin, il vaut mieux la désactiver. Donner trop d’informations en partageant ses lieux de vie, de vacances, des photos ou des commentaires peut vous exposer inutilement à des personnes malintentionnées.
〰️シDe mauvaises pratiques à ne plus banaliser surtout en voiture où si tu conduis, je raccroche, on en reparlera !!